




Sur la lunette de la bague Luxor, le sujet le plus délicat de la collection rencontre le bronze — travaillé selon la technique de la cire perdue, poli et doré à 18 carats — qui confère poids et présence à une allégorie toujours surprenante par sa fraîcheur.
La vendeuse se déplace parmi ses acheteurs avec la facilité d’un geste quotidien, comme une fresque antique, conservée jusqu’à aujourd’hui, nous la restitue dans toute son harmonie compositionnelle. Elle s’offre entière, dans son élégance et sa vivacité.
Le camée est précis et riche en détails : les ombres changent avec la lumière, l’image se révèle différemment à chaque regard. Le corps de la bague, rond et plein, donne à ce sujet une richesse matérielle — le poids du bijou, ses surfaces et le sertissage rond, légèrement en relief, apportent de la substance au camée : un cadre idéal, un foyer.
Un intaille qui raconte la vie quotidienne et les plaisirs doux. Les couleurs ouvrent quatre atmosphères différentes. La perle est irisée : les figures émergent lorsque la lumière les touche, venant de la clarté plutôt que de l’ombre — le relief se dévoile progressivement, toujours différent. Le bleu ciel transporte les figures dans la lumière ouverte de la côte campanienne — un air marin et oblique qui élève la composition, les amorini en vol semblant fraîchement libérés du ciel. Le porphyre ramène l’image à son époque : ce rouge des fresques pompéiennes, extraordinaire par leur qualité et leur usage de la couleur, qui ne cesse de surprendre encore aujourd’hui. Le rose : la teinte pastel valorise la double nature de ce camée — la grâce rococo des amorini et la sérénité néoclassique des figures coexistent dans la même œuvre. C’est ici que les deux registres se lisent avec la plus grande clarté.
Des siècles d’histoires, de vie quotidienne, d’amour, de choix. Tout en un seul bijou.
Notes importantes
Les couleurs des bijoux sur la photo peuvent différer légèrement de la réalité, en fonction de la résolution. Chaque objet est fait main et présente des caractéristiques uniques.L'amour ne se donne pas. Il se choisit.
La Villa Arianna est l'une des plus anciennes villas de Stabies, datant du IIe siècle av. J.-C. Elle est située sur les collines occidentales de Varano, en position surplombant la baie de Naples. L'étendue exacte de la villa ne sera peut-être jamais déterminée, car une grande partie des pièces les plus proches de la mer s'est effondrée dans la falaise, mais une première étude réalisée par tunnel à l'époque des Bourbons a produit un plan couvrant une surface de plus de 2500 m². En incluant la grande palestre à l'ouest, la surface totale doit avoisiner les 11 000 m². Certains des plus importants fresques de l'ancienne Stabies ont été découvertes dans les cubicula adjacents. La plupart ont été retirées pendant la période bourbonienne et peuvent maintenant être admirées au Musée archéologique national de Naples. Elles comprennent des fresques de Médée, Léda et le Cygne, Flora (illustrée ci-dessus à droite) et le Vendeur de Cupidon, qui représente une matrone assise, à qui une courtisane âgée assise en face offre un Cupidon ailé, soulevé par les ailes d'une cage à oiseaux. Musée archéologique national - Naples.
Afficher tous les produits

